Pour plaire au Bon Dieu, il ne faut pas se contenter de l’aimer à certaines heures, certains jours, quand on est malade, qu’on a de la peine ou que l’on est désespéré…
Plaire au Bon Dieu, c’est penser à Lui, Le comprendre, s’imprégner de Lui, Le retenir dans notre coeur et dans notre âme par l’amour qu’on lui porte (psaume 62).
L’amour qui n’est ni constant, ni fidèle, n’est pas vraiment de l’amour et a peu de sens. Le disciple est avec le Bon Dieu comme le fiancé qui pense tout le temps à sa fiancée. Il L’invite tous les jours à habiter dans son coeur, dans son âme et dans son corps.
Ainsi, dès le matin,
– nous Lui offrons toute notre journée, toutes nos activités, notre travail, nos loisirs
– si nous sommes parents, nous offrons à Dieu notre rôle de père et de mère
– si nous sommes enfants, nous offrons à Dieu notre rôle de fils ou de fille, notre travail scolaire, nos jeux
en demandant à Dieu de nous aider à accomplir tout cela avec courage et le mieux possible.
Ensuite, chaque jour, le disciple cherche aussi à apprendre à découvrir un peu plus le Bon Dieu, à travers la contemplation de sa Création, à travers de saintes lectures spirituelles qui parlent de lui en vérité, à commencer par les Ecritures saintes, les vies et les écrits des saints. Cela est essentiel pour la santé de l’âme.
Le disciple apprend aussi à découvrir le Bon Dieu de manière merveilleuse dans le sacrement de l’Eucharistie en prenant conscience qu’Il est réellement présent en se faisant Hostie.
Oui, Dieu est présent dans les tabernacles, dans l’exposition du Saint-Sacrement, et Il s’offre aux hommes en nourriture spirituelle dans la sainte communion.
C’est comme l’air que nous respirons : sans air, nous mourrions. Privés du Bon Dieu dans notre vie quotidienne, notre âme s’étiolerait et finirait par mourir à la Vie Eternelle. Le Bon Dieu est aussi précieux pour notre âme que l’air que nous respirons l’est pour notre corps.

L’Eucharistie est le mystère le plus extraordinaire qu’il ait été donné à l’homme d’approcher, même si l’homme n’arrive pas à le comprendre. Depuis plus de 2000 ans, c’est son propre Corps et son propre Sang qu’il offre à tous ceux qu’il enseigne par son Eglise et qui s’approchent avec humilité de cet insigne sacrement. Par cet acte d’amour unique, en se donnant à l’homme, le Bon Dieu continue de donner la vie, qui est semence d’Eternité.
Certes, sur la langue, le goût de l’hostie est peu différent de celui du pain, mais dans notre coeur, quel régal lorsque l’on prend conscience que c’est Notre Seigneur en personne qui vient tout entier nous visiter pour nous faire vivre de sa vie ! Nous ne pouvons que nous faire tout petits et humbles, nous mettre à genoux et ouvrir notre coeur pour écouter ce que Notre Seigneur a à nous dire dans le secret de cette communion.
La grandeur de ce sacrement explique les dispositions dans lesquels doit se trouver tout chrétien pour recevoir l’Eucharistie : être en état de grâce. L’état de grâce, c’est l’état de l’âme pure, belle, lumineuse pour rencontrer le divin Hôte.
Certes, nous ne sommes que de pauvres pécheurs et cette belle lumière reste peu de temps dans notre coeur. Les ténèbres du doute, du découragement, nos occupations quotidiennes nous assaillent et nous font oublier le Bon Dieu. Parfois encore notre âme est obscurcie par le manque de patience, la colère, la violence, le manque de charité, la convoitise, la gourmandise, la paresse, la tricherie, le mensonge, l’égoïsme, la susceptibilité, la concupiscence de la chair..
→ face à nos faiblesses, faisons confiance au Bon Dieu. Il les connaît mieux que quiconque. Tout ce qu’il nous demande, c’est de nous convertir, d’ouvrir nos coeurs à son amour, de nous laisser aimer et de l’aimer en retour, de l’aimer en vérité et de désirer faire sa volonté à Lui et non la nôtre qui souvent, nous conduit au péché.
Le Bon Dieu veut nous voir lutter, combattre, il veut voir la grandeur de notre fidélité. Et si nous cédons à la tentation, il est tellement bon qu’il veut nous venir en aide. Il ne veut surtout pas que nous nous laissions accabler par le découragement.
Le démon est malin : il pousse les âmes au péché et ensuite il les empêche de revenir au Bon Dieu en susurrant « Regarde ce que tu as fait ! Vois comme tu es indigne ! Le Bon Dieu est bien trop pur pour s’intéresser encore à toi qui le trahit. » Ainsi l’âme se met à douter de l’amour de Dieu et commet un péché plus grand que le premier.
Aussi bas que nous soyons tombés, si nous appelons le Bon Dieu à la rescousse, il sera toujours là pour nous relever et pour nous aimer, car Il est le Bon Pasteur (Jean 10, 11-18) qui vient toujours au secours de la brebis égarée. Dès lors que nous sommes animés d’un profond repentir et que nous mettons tout en œuvre pour ne plus retomber dans les mêmes erreurs, le Bon Dieu nous accorde toujours son pardon.
A une condition : celle de lui demander sincèrement pardon à travers l’un de ses prêtres. Notre Seigneur a voulu que les péchés ne soient pas pardonnés directement par le Père, mais que ce soient ses Apôtres qui pardonnent en son nom les péchés (Jean 20, 23), puisque c’est Lui le Rédempteur qui a pris le Péché de l’homme. C’est le sacrement de confession.
Pour plaire au Bon Dieu, il ne faut pas n’en faire qu’à sa tête.
– allumer un cierge, mais ne pas faire d’effort pour être aimable ou rendre service à son voisin, c’est ne pas comprendre que le Bon Dieu veut voir allumer la flamme de la charité dans les coeurs
– si une personne jeûne les vendredis, mais se repaît d’images malsaines, elle a besoin de comprendre que c’est de télévision que le Bon Dieu lui demande de jeûner.
– si l’on communie le dimanche, mais que l’on refuse de se confesser à un prêtre et de suivre l’enseignement de l’Église pour sa vie morale, c’est que l’on n’a pas compris que la vertu d’obéissance est l’une des plus chères aux yeux du Bon Dieu.
Le chef de l’Église s’évertue à préserver l’enseignement de l’Église dans toute sa pureté, dans toute sa vérité, sans lui ajouter ni rajouter un iota. Lorsque le Seigneur déclare que tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà, dans son coeur, commis l’adultère (Matthieu 5,28), il n’y a aucune place à l’interprétation ou au compromis.
Ce n’est pas parce que les péchés sont largement répandus dans la société, et qu’ils sont bien souvent présentés comme étant des normalités, que l’Église, gardienne de l’enseignement du Sauveur, doit modifier en quoi que ce soit ses positions.
Le Bon Dieu nous envoie parfois des douceurs pour fortifier notre foi, mais permet aussi des choses difficiles, qui seront source de grâces, pour mater notre orgueil et notre caractère.
Les croix seront toujours de précieux moyens pour accéder aux vertus chrétiennes que le monde moderne considère comme désuètes, mais qui n’en restent pas moins les pavés des chemins du Ciel.
L’humilité et et la simplicité sont des antidotes à l’amour-propre et à l’orgueil
La douceur et la patience sont des antidotes à la colère et à la violence
La pureté est un antidote à la corruption et à la convoitise charnelle
La charité est un antidote à l’égoïsme et aux autres défauts.
Comment acquérir les saintes vertus et les conserver jusqu’à l’heure de notre mort ?
En priant la Sainte Vierge de guider nos pas, qui ne lâchera pas notre main tant que nous n’aurons pas atteint en sa compagnie, le trône de son divin Fils. Telle est la voie la plus droite et la plus sûre.
Prions aussi nos anges gardiens, précieux soutiens contre les tentations.
Prions pour les âmes de nos défunts afin que nous puissions un jour les rejoindre au Ciel.
Un saint à prier pour trouver le chemin des vertus et du Ciel : Saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars