
Les disciples de Jésus veillent à conserver dans leur coeur beaucoup d’amour pour leurs frères, et à ne pas passer leur temps à les juger, particulièrement ceux qui ne connaissent pas notre Seigneur.
Les disciples qui cherchent à rester fidèles à l’Église du Christ, possèdent toutes les indications de route et toutes les provisions pour cheminer dans la vie sans s’égarer et sans défaillir, alors que nombre de nos frères avancent au gré de leurs sens dans une obscurité spirituelle presque totale.
Lorsque nous voyons ces frères céder à leurs passions, à la malhonnêteté, à la méchanceté, à la corruption, à la colère, à l’alcoolisme et à toutes sortes de perversions, lorsque nous les voyons adorer des idoles, l’argent, le pouvoir, convoiter des facultés surnaturelles, pactiser avec l’Enfer, il ne convient pas de les juger, mais plutôt de les plaindre et de prier pour leur conversion. S’ils agissent ainsi, c’est qu’ils ne connaissent pas leur Sauveur comme nous le connaissons.
Soyons vigilants, car des fautes qui, chez nous, semblent vénielles comparées aux pires égarements des pauvres malheureux, peuvent être aux yeux de Jésus aussi graves. Car si nous, qui suivons le meilleur des guides, sommes encore capables de faire fausse route, comment nos frères, qui préfèrent cheminer seuls, ne se perdraient-ils pas ?
Au lieu de juger les hommes égarés et de les condamner impitoyablement, efforçons-nous d’unir nos cœurs et nos talents au sein de l’Eglise, et de donner au monde l’exemple de bons chrétiens, humbles, sincères, profonds, spirituels et charitables. Nous devons devenir les miroirs de l’amour infini de Jésus, afin que les foules aient envie se joindre à nous pour Le suivre.
Comment être de bons chrétiens ?
– veiller à nous nourrir quotidiennement des Saintes Écritures et à approfondir l’enseignement du Catéchisme de l’Église catholique, afin que nul ne nous piège ou ne nous égare. Car dans le monde d’aujourd’hui, où pullulent les sectes et les fausses doctrines, il est plus que jamais nécessaire que chacun connaisse clairement l’enseignement du Christ, et qu’il n’y ait aucune contradiction entre nous. Le Catéchisme a été donné pour faire l’unité des chrétiens : telle est la volonté de Jésus.
Refuser de se conformer à l’enseignement que contient le Catéchisme, c’est se laisser aveugler par un esprit d’orgueil et de contestation. Ce comportement n’est souvent que l’écho d’une psychologie perturbée par des difficultés personnelles qui conduisent à refuser toute forme de soumission dès lors qu’elle se veut humble et obéissante. Certains esprits aimeraient une loi morale qui soit adaptable aux uns et aux autres, selon leur propre conception et leur propre expérience de la vie. Mais il en est des lois morales comme des lois de la nature, ce sont les mêmes pour tous : si nous sautons dans le vide, nous tombons ; si nous plongeons dans l’eau sans savoir nager, nous nous noyons. De même, si nous devenons esclaves du péché, nous mourons à la Vie Éternelle. C’est pourquoi il est nécessaire que l’Église établisse pour nous aider des garde-fous.
Le Fils de l’Homme est venu pour nous sauver, et, si nous sollicitons Ses grâces, il saura nous prêter main forte : si nous tombons, iI sera notre parachute ; si nous nous noyons, il sera notre bouée.
L’amour est au-dessus de toute loi, et tout homme qui aime Dieu et sollicite humblement son pardon accueille en lui sa grâce. Pour Jésus, la dernière de toutes les âmes, fût-elle la plus noire, n’a pas de prix.
Nos points de vigilance
– Avec l’assistance de la grâce divine, le disciple est appelé à faire des conversions.
Mais ne nous égarons pas nous-mêmes. Ne faisons pas nôtres les idées séduisantes sans aucun discernement, et ne devenons pas esclaves des mauvaises habitudes, car il n’est rien d’aussi dangereux pour l’homme que l’accoutumance au péché. En effet, cette accoutumance a tendance à faire perdre à l’homme le sens de la gravité de la faute en le familiarisant avec le péché.
Soyons vigilants, et, s’il nous arrive de chuter, ne tardons pas à aller confier notre faute à un prêtre pour recevoir à travers lui le pardon de Jésus.
– veillons à ne pas critiquer les autres, mais à être unis pour cheminer ensemble dans la même foi, vers le même but. Que les plus spirituels cessent de critiquer l’activisme de certains de leurs frères, et les plus actifs de critiquer la vie mystique des spirituels. Cessons nos polémiques, qui sont un manquement à la charité.
Parole de Dieu à méditer : Marthe et de Marie (cf. Lc 10, 38-42)
La volonté de Dieu est qu’ avant de s’activer, le disciple prenne d’abord le temps de découvrir son Seigneur, de le connaître, de l’adorer, de le prier, de dialoguer avec lui en oraison, et de l’inviter à habiter en son âme.
Ainsi, il accueille en lui les dons de l’Esprit Saint, et son action dans le monde n’en est que plus judicieuse et plus efficace. Car, tout en pansant les blessures des corps et en nourrissant les bouches affamées, il s’active aussi à panser les blessures des âmes et à les nourrir de l’enseignement du Sauveur.
Et combien cela est nécessaire aujourd’hui, alors que l’attention du monde entier n’est attirée que vers les malheurs corporels. Combien d’âmes dépérissent et attendent désespérément d’être nourries !
Invitons les âmes à connaître leur Sauveur, nourrissons-les de son enseignement, conduisons-les à sa table, sinon elles s’étioleront et ne se gaveront jamais que de chimères. Il n’y a aucun mal à parler de Jésus de façon directe, comme nous pourrions parler d’idées politiques ou de nos goûts artistiques.
Le disciple ne se laisse pas convertir par les arguments fallacieux des tièdes qui disent qu’il faut toujours aborder les questions religieuses avec une grande prudence dans le souci de ne choquer personne, et qu’il est nécessaire, en ce domaine, de faire preuve d’une grande tolérance. Sont-ils si tolérants, eux, avec leurs enfants, lorsqu’ils les voient lâcher leur main pour traverser seuls la grand-route ?
Prière : Seigneur, permets-nous de rayonner de ton amour et avec l’assistance de ta grâce de faire des conversions. Nous te supplions pour toutes les âmes égarées, qui sont comme des enfants perdus sur la grand-route de la vie.
Puissent-elles ressentir à travers nous le feu et la force de l’Esprit Saint, qu’elles puissent nous accorder leur confiance pour les conduire à Jésus. Très sainte Mère, aide-nous à répondre à la volonté de Ton Fils dans cette tâche si belle. Que par notre prière fervente et assidue, tu puisses combler de grâces de nombreuses âmes. Amen.